01 janvier 2008
Que sera ce blog en 2008?
Rien. Très probablement.
J'arrête? Je continue?
La question se pose, depuis un moment.
Toujours envie d'écrire, mais pas comme ça. Autrement.
Et puis le principe du blog commence à ne plus me ressembler. On est tout et rien à la fois derrière cet écran. On écrit ce que l'on veut, du vrai, du faux, on commente, on est quelqu'un d'autre, un peu soi-même, un peu autrement, selon l'image pixellisée que l'on veut donner, on traîne, on oublie, on revient, on laisse une trace, elle n'est déjà plus là, perdue dans cet océan d'empreintes. On espère être lu, par plein d'anonymes, par une personne en particulier, à chacun son espoir. En ce qui me concerne aujourd'hui, je crois que je n'ai plus vraiment cette envie.
On tourne des pages, il y a des chapitres que l'on préfère discrets, intimes, parce qu'ils trahissent un peu trop qui vous êtes, et que certains moments sont suffisamment sacrés pour mériter un peu de retenue. A moins qu'ils ne soient bien trop incertains pour risquer de les compromettre en les livrant à la Toile.
Affaire à suivre. Sur un autre fil IP, peut-être. Ou peut-être pas.
17 décembre 2007
Carla a trop mangé et trop bu
Ce matin, au réveil, à la radio:
"Et dans quelques minutes, vous connaîtrez le nom de la nouvelle conquête de Nicolas Sarkozy..."
Sur France Inter (chaîne sérieuse en temps normal).
Un coup à me lever de force. Pour monter le son, bien sûr.
Il s'agit de... Carla Bruni.
Et là, trois questions qui me viennent direct de dessous la couette:
1. C'est le pouvoir qui rend sexy ou la célébrité qui rend aveugle?
2. Qu'essaie-t-on de nous cacher pour que ce scoop prenne toute la place de l'information? (le pouvoir d'achat des fonctionnaire? le nombre de SDF qui meurent de froid dans la rue? la suppression des soldes et les impôts de l'année prochaine? le renvoi massif des immigrés qui n'ont pas le bon ADN?)
3. Fera-t-on autant de bruit lorsqu'elle aura ouvert les yeux et compris que ce mec est un psychopathe?
Je vous jure. On se fout vraiment de notre gueule.
12 décembre 2007
IKEA la suite (ou comment provoquer ses propres cauchemars)
Une expérience ne suffisant pas à mon bonheur, je repasserai par la case IKEA ce soir. La faute à mon bureau d’époque (paléolithique) dont les pieds se courbent de jour en jour et qui a émis un craquement tout à fait inquiétant la dernière fois que j’ai posé un post-it dessus.
Comme d’habitude lorsque je me lance dans ce genre de grands bouleversements (d’accord, cela va faire rire ceux qui enlèvent des gosses à leur famille en pensant que ça rendra le monde meilleur et ceux qui vendent des Rafale à des dictateurs sans scrupule, mais tout le monde n’a pas des ambitions de Superman, surtout quand on est… une fille… muhaha !), je fonce tête baissée.
Ce qui veut dire que je ramasse trois bonnes idées, en oubliant que la somme des trois peut être particulièrement mauvaise. Toujours est-il que je vais d’ici peu m’atteler à la sympathique charge de me coltiner des paquets en kits qu’il va falloir que je ramène chez moi avec mes petits bras et mes douze étages raides, et surtout, que je les monte avec la notice et les pièces détachées (en dégageant le chat qui aura envoyé bouler les vis avec sa patte sous le radiateur brûlant, ou un truc marrant comme ça).
Sans compter que vu le phénomène IKEA, je vais encore subir la loi de l’achat impulsif, remettre en question mon choix de départ, réfléchir deux secondes et demie sur mes alternatives, et repartir avec un meuble dont je n’aurai pas saisi toute la complexité, voire l’inutilité.
Ce qui m’énerve le plus dans ma vie (vous allez voir, c’est super grave), c’est de savoir à l’avance que c’est exactement comme ça que les choses vont se passer.
Et que la prochaine fois que ma mère viendra chez moi, sa première phrase mettra des mots tout à fait exacts sur LE problème que je n’aurai pas anticipé (du style « évidemment, une table avec trois pieds ne va pas beaucoup te servir »).
Un jour, je serai grande, lucide et avec un vrai sens pratique qui sert à quelque chose.
10 décembre 2007
Jalousie animale
Louloutte est jalouse.
Une grosse vilaine.
Hier, je faisais un câlinou à Babar, ma nouvelle acquisition tout à fait de mon âge ("mais tu en as vraiment besoin?" me demande ma mère d'un air inquiet... après m'avoir arraché des aveux sur la date de fin de ma période rouge - "promets-moi qu'après ce meuble, tu arrêtes avec le rouge..." Hihi, on se marre).
Quand Louloutte, qui m'avait jusque là ignorée, moi la traître du weekend, a bondi de son siège, a humé les oreilles de l'animal, et lui a sauté dessus, le piétinant avec rage. Puis elle s'est glissée entre lui et moi, en le poussant de son derrière poilu. Avec un ronronnement d'intimidation qui sous-entendait un "Ooh, vous vous croyez où?"
Je suis sûre qu'elle lui a même balancé un jet d'hormones qui schmoutent.
Toujours est-il qu'elle nous guette, lui et moi dans notre infidélité passionnelle. Elle veille, me suit au poil, prête à rétablir l'ordre dans ce grand n'importe quoi.
Je ne me doutais pas qu'une cohabitation chat-éléphant serait aussi problématique.
07 décembre 2007
IKEA, je te hais!
Un petit détour par IKEA aujourd'hui, et me voilà plumée. Va falloir que M6 m'explique comment ils arrivent à relooker un appart' pour moins de 30 euros. En tout cas, ils ne vont pas chez IKEA (sinon ils passeraient l'heure de l'émission à faire la queue aux caisses tout en s'enfilant un paquet de Daim de dix kilos mis en tête de gondole pendant que tu fais le poireau à laisser passer toutes les femmes enceintes de la terre, juste parce que tu as eu le malheur de te mettre à une caisse prioritaire).
J'étais partie pour trouver une lampe.
Je suis repartie avec un tapis de bain rouge, des clips que-je-sais-pas-à-quoi-ça-sert-mais-Chéri-a-les-mêmes-chez-lui, deux petites-boîtes-que-je-sais-pas-où-mettre mais qui serviront sans doute un jour à quelque chose, une paire de rideaux rouges, trois micro cactus avec leur mini cache-pot... et encore heureux, ma loupiotte trop mignonne qui me fait une ambiance glamour à croquer...
Et puis... et puis... j'ai craqué... pour... CA:

Tout mou, tout doux, trois fois plus gros que le chat. Un amour d'éléphant pour les enfants. Mais pas que. Y a des gosses dans ma famille, mais pour cette fois, ils iront voir ailleurs si le Père Noël y est. Celui-là, il est pour moi (on m'a plus ou moins sorti hier que j'étais proche de la Mère Fouettarde, alors pour une fois que je peux leur donner raison...).
En deux mots, j'y allais pour dépenser 9 euros, j'ai donné beaucoup beaucoup plus. Vu que tout est à 2.99 euros, tu te rends à peine compte que tu fais exploser ta banque. Promis, je n'y retourne plus avant dix ans. Au moins.
04 décembre 2007
Que faire?
Oui, que faire?
Que faire lorsque l'un de vos employés s'étire environ vingt fois par jour, comme un chat, avec l'air tout aussi impassible et tranquille tandis que tout le reste autour s'agite?
Que faire lorsque cette même personne lève le poing devant son ordi, se colle le nez à l'écran et lui dit "Yesssss" avec tout autant de conviction que la parade de l'étirement, puis enchaîne par un "Olala" en mettant sa main devant sa bouche tout en jetant un oeil autour, pour s'assurer que personne n'a surpris sa boulette? Ladite boulette dont on n'entendra jamais parler, d'ailleurs. A moins que ce ne soit Yahoo Messenger qui le fasse marrer.
Que faire lorsque toujours cette même personne surveille le coin du bureau d'un oeil et qu'à heures régulières (disons cinq fois par jour), un collègue se planque pas discrètement derrière l'armoire, le siffle et lui fait un signe de fumette? L'heure de la pause clope. Que votre employé non fumeur tient à prendre par solidarité, voire esprit d'équipe, tout en essayant de s'éclipser de notre "open space" en pensant que sur la pointe des pieds, il aurait l'air plus transparent.
Que faire lorsque vous rappelez cette même personne à l'ordre et qu'elle vous répond en vous regardant droit dans les yeux que si elle a mis six heures à faire quelque chose qui ne devrait en prendre qu'une que c'est parce qu'elle est fatiguée?
Fatiguée de se pointer à dix heures, fatiguée de repartir à six, fatiguée de se taper les escaliers pour la pause clopes, fatiguée de sa tendinite au doigt à cause de la souris d'ordi, fatiguée de devoir s'expliquer sur son travail.
C'est à peine s'il ne m'a pas dit m****.
Moi aussi, je suis fatiguée.
03 décembre 2007
La découverte Camille Bazbaz
Sur le bout de la langue
J'ai sur le bout de la langue
Un mot qui me brûle
Un mot qui m'embrouille
La tête m'arrache les os
Me griffe le cerveau
M'abîme de bas en haut
J'ai sur le bout de la langue
Ton petit cœur qui tangue
Sur le bout de la langue
Ton petit cœur qui tangue
Il y a sous ta peau
Comme un frisson qui me touche
Un éclair sur ta bouche
Couche-moi près de toi
Nan, je ne bougerai pas
Même si tu ne m'écoutes pas
Ne me montre pas du doigt
Si je veux tes mains d'abord
Si je te demande encore
De me raconter l'histoire
Des gens qui s'aiment une nuit
Des gens qui s'aiment une vie
* découverte Loulou *
02 décembre 2007
Tralala-ïtou
Ca y est.
Nous sommes en décembre. Donc ça sent le boudin. Noël devient de plus en plus difficilement évitable. Vivement le 2 janvier, quand on aura tous mal au ventre mais que l'on aura le sentiment du devoir accompli et le bonheur de se dire qu'il y a en face de nous près de 360 jours sans (em)bûche.
Mais cette année, j'ai pris une décision tout à fait bouleversante. Inédite. Qui signe ma libération des coutumes et autres règles pouêt-pouêt qui nous polluent l'air. Pas un coup de vieux. Juste une rebellion raisonnable.
PAS DE SAPIN.
C'est dit. Puisqu'il faut sauver la planète, pas de sapin cette année (nous aurons suffisamment le temps de finir en boîte, dans notre coffre étroit et boisé). Certes, le micro-sapin de trente centimètres à quarante euros m'aurait stoppé de toute façon. Mais l'idée est que sans déco, Noël passera peut-être encore plus vite. Encore plus inaperçu.
J'irai même encore plus loin dans ma folie.
Pas de reveillon prout-prout (ceux qui me connaissent doivent déjà être en train de se demander de quand date le dernier en date... muhaha...).
En cette fin d'année, je ferai l'artiste. Je vais repeindre tous mes meubles. Certains en rouge*.
Ce sera mon seul acte Pere-Noëlesque de 2007.
* Maman, pas de panique.
28 novembre 2007
La vie est courte
PARIS (AFP) - Fred Chichin, le guitariste du duo rock français les Rita Mitsouko, est décédé mercredi matin à l'âge de 53 ans, des suites d'un cancer fulgurant, ont annoncé la maison de disques Because et l'organisateur de concerts Corida.
Cette maladie a emporté le guitariste en deux mois, ont indiqué Because et Corida dans un communiqué.
Le groupe des Rita Mitsouko, que Fred Chichin avait formé avec sa compagne, la chanteuse Catherine Ringer, en 1979, avaient dû annuler plusieurs concerts ces jours derniers en raison de l'état de santé du guitariste. Ils auraient dû notamment se produire mercredi soir à L'Olympia.
Leur dernier album, "Variety", était sorti en avril.
Les Rita Mitsouko avaient été les auteurs de nombreux tubes dans les années 80, dont "Marcia baila", "Y a d'la haine", "Andy", "Les histoires d'A" ou "C'est comme ça".
26 novembre 2007
A mon bonheur
Mon bonheur est un ange qui passe, un fantôme tout en silence qui se promène à tous les vents. Il est un vampire impassible qui bondit sans prévenir et se retire aussitôt. Il aspire mon sang et se nourrit de ma sève, laissant derrière lui de multiples cicatrices infimes qui parcourent mon corps sans la moindre continuité. Il est le bon et le méchant, celui que l'on aime et dont on doute, vêtu d'un costume aussi noir que mes deuils, brillant dans l'obscurité comme les yeux de mon chat.
Mon bonheur est un inconnu, nous ne parlons pas la même langue, il est sourd et muet, il s'agite, multipliant les signes, qui ne sont pour moi que d'innombrables énigmes. Il s'habille parfois d'une cape qui s'enroule autour de mon cou, lorsqu'il me prend dans ses bras avec une infinie compassion.